assemblage humain: dossier

chorégraphie, danse : Saskia Hölbling
assistance chorégraphie : Rotraud Kern
musique : Wolfgang Mitterer
assistance musique : Moritz Cizek
scénographie : Gudrun Lenk-Wane
lumière : Gerald Pappenberger
production, management : Simon Hajós

La dernière création de la chorégraphe Saskia Hölbling, Assemblage humain, repose sur des collages à partir de l’humain : assemblés sans fracture, ils s’ordonnent au contraire de manière fluide, donnant à des espaces de contact le temps de naître. D’une modernité cool, mais sans peur de l’expressivité. Ainsi se côtoient deux univers.

Le premier est dystopique, existentiel. Dans un environnement archaïque fait de feutre, bois, cuir et lin, la danseuse rencontre une figure humaine grandeur nature ; par le biais d’objets – couverture, chaise, balai, bâton, veste –, elles créent divers assemblages des relations humaines élémentaires : sur l’ici-bas et l’au-delà, la vie et la mort, la guerre et le deuil, l’amour et la tendresse, l’extase, des rituels d’activités et des absurdités – un Guernica où cheval et taureau, mort et jeune fille échangent sans cesse.

Une rupture dans la pièce : le second univers vient recouvrir les vestiges du premier. Tout aussi dystopique, mais plus affiché, plus cru. Un acte d’évidement sert d’introduction, puis des bâches et films plastiques de couleur apparaissent, un amas de déchets. Cette fois, les assemblages sont plus artificiels, plus tapageurs, plus flashy : sortant des peaux de plastique, un défilé d’objets trouvés s’amorce, puis s’amplifie pour devenir danse orgiastique des matériaux avant de finir par engloutir le corps.